Cybersaurus

Tu adores les robots géants, tu aimes les cockpits pleins de loupiottes inutiles, tu es sûr que dans dix ans la terre ne sera plus qu’un vaste champ désert et radioactif et tu possèdes une Zodiac ? Alors tu es mûr pour Cybersaurus, le dernier jeu de DarxunGames mettant en scène pêle-mêle des dinosaures, des rockets plasma et un héros au nerf d’acier (toi) aux commandes d’un dino-robot géant et très bien équipé !

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CYBERSAURUS, un nouveau Mechwarrior-like ?

Développeur : Darxun Games http://www.darxun.com/

Genre : Simulation de Mecha, mais pas trop
Multi-joueurs : non
Vibrations : non
Prix : 14.95$ (environ 13€)
Démo : Téléchargeable sur le site officiel


Presentation : MechaZilla is back ?

Darxun Games est un petit studio à qui l’on doit déjà deux production sympathiques : 3D Zapman et Head2Head Street Racing. Si ils n’ont pas marqués les esprits avec ces jeux, ils avaient le mérite d’avoir développé des moteurs 3D décents.

Force est de constater que Cybersaurus flatte nos mirettes avec sa 3D texturé et ses environnements vallonnés. Dans le principe, on pourrait croire que ce jeu est un clone de Mechwarrior mais il n’en est rien. Le gameplay diffère littéralement et nous sommes plutôt en présence d’un FPS en extérieur mâtiné de quelques éléments d’aventure.

Mais avant de tester le jeu, plantons le décor :


Le Scénario :

Et là, y’aurait un gros dino-robot géant qui mangerait toute la terre.

Terre, année 2153.
Tous droits issus du Côté Obscur, les Robosaurs envahissent notre système. Croisement improbable entre Terminator et Godzilla, ces dinosaures 2.0 tous d’acier vêtus ont eu la mauvaise idée de reconquérir des terres qui autrefois furent les leurs. Sous l’égide de leur Mother Brain solidement retranché sur une planète lointaine, ils nous extermineront tous.
Dès lors, plus question de sortie Pique-nique sur Europa le dimanche, plus de soirée Néo-Disco au Macumba de Pluton (5ème sortie après l’échangeur interstellaire Venus/Saturne), plus rien. Couvre feu à 6h et rationnement des salades hydroponiques, la guerre est déclarée !
Le dernier espoir de la Terre, c’est vous. Aux commandes d’un Robosaur capturé et dûment modifié pour être piloté par un homme. Vous constituez la seule arme efficace contre ces monstres.
Votre engin réponds au doux nom de Raptor 9000, solidement armé, il va falloir se frayer un chemin au travers des lignes ennemies, dézinguer le chef et rentrer entier si possible !
Bonne chance pilote, vous en aurez besoin !

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Raptor9000 en pleine course !

Le scénario est donc assez limité, remarquez que l’on en demande rarement plus à un FPS, même s’il se targue d’être aussi un jeu d’aventure. L’intérêt du jeu réside donc dans le gameplay, en théorie…


Le Jeu: Bon, où est le bouton de tir ?

Le jeu est assez conséquent : 3meg environ. Je l’installe donc sur ma SD. Je lance le tout et un beau message m’indiquant qu’il vaut mieux installer le jeu dans la mémoire interne s’affiche. Soit, je désinstalle, je réinstalle et je relance.
Notez que c’est la seule déconvenue d’ordre technique que j’ai rencontrée, pas de plantage intempestif durant mes tests. Un bon point donc.

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Les options

Le menu possédant les options classiques « New Game, Continue, Options, Quit » s’affiche.
Une petite musique de fond bien « hard rock synthétique » me chagrine les oreilles mais je ne peux qu’apprécier le soin apporté aux menus. Je clique sur New Game, je choisi « Hard » parmi les trois modes de difficulté « Easy, Normal et Hard » et je commence la lecture de l’histoire qui défile sur une image de fond apocalyptique.

Après quelque minute me voici enfin aux commandes de ma bestiole d’acier. Dès le début du jeu, je remarque que les touches ne sont pas attribuées correctement (certaines ne sont d’ailleurs pas attribuables !) et ça saccade.
J’arrête les frais, et retourne ajuster les options. Après avoir reconfiguré les touches, diminué la distance d’affichage et sélectionné la vue à la première personne, je relance ma partie.

Grosse déception quand au contrôles. Ils se limitent à tourner sur soi-même, avancer, s’arrêter tirer et changer d’arme. Pas de straff, pas de réglage progressif de la vitesse, rien. On se rend vite compte que tout cela corse inutilement la difficulté et rend le maniement peu intuitif. De plus, après avoir pris une raclée monumentale en Hard, je me suis rendu compte que même en mode Easy, le jeu reste d’une difficulté assez importante. Bien que la partie soit automatiquement sauvegardée entre chaque changement de zone cela ne facilite pas pour autant la vie. La quantité de vie étant sauvegardé aussi, pas question de mourir et recommencer une zone avec le plein. Si on rajoute à ça les munitions limitées et le fait que les bonus de vie soient gardés la plupart du temps par un monstre, et bien bonne chance !

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Le cas typique de prise de tête : un monstre volant et une falaise étroite

Justement, parlons un peu des armes. Au nombre de trois, elles sont beaucoup trop classiques. On compte donc une mitrailleuse rapide et peu puissante, un « lance boulettes de plasma » un peu plus efficace et enfin un « lance rocket » puissant dont les munitions sont dispensées au compte goutte. Une pression sur un bouton et on change d’arme. Mais les ennemis sont blindés et ça se sent ! Outre la difficulté de viser correctement à cause des contrôles, il faut souvent vider ses réserves sur une bébête avant qu’elle n’explose dans une nuée de pixels rouges et jaunes. Heureusement l’IA n’est pas très élaborée et ce défaut vous permettra quand même d’avoir une petite chance en combat.

Le combat n’est pourtant qu’une partie du jeu. Divisé en 6 planètes elles mêmes divisées en zones, Cybersaurus incluse un notion d’exploration/aventure sympathique. Après la première planète et quelques missions vous serez amené à choisir votre destination sur une « carte stellaire » et à revisiter des planètes déjà parcourues. Ainsi, il n’est pas rare de devoir retourner fouiller une zone après avoir récupérer une clef/objet. Certaines portes fermées s’ouvriront sous certaines conditions puis vous permettront d’accéder à des bonus supplémentaires. De ce côté-là, l’exploration est vivement encouragée. C’est là une excellente idée d’avoir appliqué le principe d’un Métroid/Castlevania. Par contre les zones se repeuplant à chaque nouvelle visite, il est de bon ton de faire très attention et de garder ses réserves de munition et de vie à bloc ! La durée de vie est donc au rendez-vous, merci la difficulté au passage …

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La fameuse carte stellaire

Personnellement, je trouve que ce gameplay manque cruellement de profondeur malgré cette notion d’exploration, faute à la maniabilité catastrophique en grande partie. Quitte à pomper des idées sur d’autres jeux, il aurait été possible de rendre ce jeu vraiment intéressant. Pourquoi ne pas choisir une approche du type Mechwarrior, ou au contraire utiliser un système plus nerveux de lock à la Macross avec plus d’ennemis moins résistant. Bref il aurait fallu trancher entre simulation et arcade

Pour l’instant le constat n’est guère engageant me direz-vous. Et pourtant l’ambiance sonore et graphique parvient à faire oublier tous ces petits défauts. Car Cybersaurus est vraiment beau pour un titre Palm.


Graphismes et sons: Comme t’y es beau mon dino !

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Graphiquement, c’est de la Playstation voir mieux, tout simplement. Avec ses vallées encaissées, ses torrents de lave, ses falaises, ses Robosaurs diablement bien rendus et animés, ses usines dispersées ici et là, Cybersaurus assure le spectacle pour un jeu Palm non dédié à la Zod. L’environnement sonore est tout aussi soigné, malgré l’absence de musique en jeu, les bruitages sont bien choisis et surtout ne sont pas crispant ! Le Raptor9000 est ainsi super bien rendu et c’est fort agréable de le voir gambader joyeusement dans ces landes désolées.

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Une usine parmi tant d’autres

Le bémol viendrait du fait de devoir ajuster la distance d’affichage pour garder un framerate idéal. En effet, le jeu n’est (comme pour les contrôles) pas vraiment optimisé pour la Zod et cela se met à ramer inexplicablement parfois ! Le développeur conseille du 400Mhz pour en profiter sans retenue, mais n’aurait-il pas été judicieux de tirer parti de notre chip ATI ?

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La vue Cockpit

Notez que, bizarrement, le fait de couper la musique des menus améliore la vitesse chez moi ! Outre le fait de supprimer le message d’alerte au démarrage, copier le jeu en mémoire interne améliore aussi le framerate.

Bilan mitigé au final, un bon gros patch serait nécessaire pour en faire une référence incontestable.

Réalisation graphique : 08/10

Graphismes soignés en mode Landscape plein écran, animation réussie, environnement « propres » sans trop de bugs graphiques. Contrat totalement rempli de ce côté-là. C’est très sympa, et une ambiance post-apocalyptique forte se dégage de ce titre. On regrettera ce framerate qui chute parfois et le fait que ce jeu ne tire pas parti de toutes les capacités de la console.

Réalisation sonore : 05/10

Musique des menus passable quoique bien rendue. Bruitages simple et efficaces mais peu nombreux. Pas de musique in-game.

Jouabilité : 04/10

Tout est à revoir ! Les contrôles sont imprécis et surtout pas assez nombreux. Cela corse la difficulté inutilement.

Originalité : 05/10

Original oui, dans le sens où ce genre de FPS 3D n’est guère représenté sur Palm/Zodiac, malheureusement on à fait beaucoup mieux sur d’autres plateformes depuis. Mais quitte à faire un titre sans originalité, autant réutiliser les bonnes idées qui ont déjà fait leurs preuves…

Fun : 07/10

Cybersaurus est amusant. Il est loin d’être parfait mais pourvoir jouer de la rocket à toute heure du jour et de la nuit sur sa Zod est très plaisant. Même si sa difficulté est trop marquée, on prends plaisir à le relancer et à reparcourir les différents niveaux à la recherche de bonus de vie ou d’arme pour progresser plus facilement.

Note globale : 06/10

Cybersaurus à quand même su trouver une place dans la mémoire de ma console. Malgré ses nombreux défauts, j’y reviens régulièrement. Sa difficulté et son manque de finition en décourageront pourtant plus d’un.

Nota : Devant l’impossibilité de faire fonctionner ZGrab et autres avec ce jeu, les screenshots sont issus du site officiel. Ils sont pourtant très bien représentatifs de la qualité graphique général.

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